Rassemblement devant les bureaux de François-Philippe Champagne dans le cadre de la semaine nationale des chômeurs et des chômeuses

Communiqué de presse

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emplois (MASSE) et le Conseil national des chômeuses et chômeurs (CNC), avec l’appui de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de leurs allié.es syndicaux et communautaires  se sont rassemblés aujourd’hui devant le bureau de circonscription de  François-Philippe Champagne à Shawinigan. Les manifestant.es demandent au ministre fédéral des Finances et du revenu national de «déboucher le 420 heures » c’est-à-dire d’assurer un critère d’admissibilité universel à l’assurance-chômage pour l’ensemble des  travailleur.ses du Canada. 

«Les solutions pour régler les problèmes d’admissibilité existent et on les répète depuis assez longtemps. On ne veut plus de mesures à la pièce, ce qu’on veut c’est un engagement clair pour des changements concrets et permanents. On demande au gouvernement fédéral d’établir dès maintenant un critère d’admissibilité universel d’un maximum de 420 heures », a déclaré Roxane Bélisle du Mouvement autonome et solidaire des sans-emplois. 

Alors que l’économie canadienne est mise à mal par une guerre commerciale, une période d’insécurité politique et des basculements  climatiques qui se succèdent, le régime d’assurance-chômage n’arrive plus à jouer son rôle de filet social correctement. Les  mesures temporaires proposées par le gouvernement ne sont et ne seront pas suffisantes, surtout qu’elles ne s’appliquent pas à l’ensemble des les travailleur.ses. 

Or, aujourd’hui un.e travailleur.euse sur quatre n’a pas accès aux prestations malgré le fait qu’il ou elle ait cotisé au régime. Une assurance qui n’assure pas celles et ceux qui la financent ne remplit pas sa mission. Rappelons aussi que le gouvernement ne participe plus au financement de l’assurance-emploi depuis 1990. 

«L’accès au chômage, c’est pas un luxe! Mettre un critère d’admissibilité universel, ça permettrait un soutien plus large, et aiderait notamment  les travailleur.euses  de l’industrie saisonnière, les femmes, les personnes immigrantes, les jeunes et les travailleur.euses précaires », affirme  Milan Bernard du Conseil national des chômeurs et chômeuses.

Il est temps que le gouvernement mette en place un réel filet social pour toutes les personnes travailleuses du Canada.