COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Le monde a changé L’assurance-chômage doit changer

Clermont, Charlevoix, jeudi 3 octobre 2019 – C’est à l’unisson que le porte-parole du Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC), Pierre Céré, ainsi que la directrice du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix, Julie Brassard, réitèrent la nécessité d’une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi, de façon à assurer de meilleures protections pour le monde du travail.

Version PDF du communiqué de presse.

Ramener l’assurance-emploi à sa fonction première : protéger les travailleurs

Le CNECC, qui a lancé une campagne le 22 septembre dernier sur l’ensemble du territoire québécois et celui du Nouveau-Brunswick, a demandé à rencontrer les différents partis politiques pour connaître leurs engagements en la matière.

Cette première rencontre que nous avons aujourd’hui avec le Parti libéral du Canada, soit la candidate dans la circonscription de Beauport-Côte-de-Beaupré-île d’Orléans-Charlevoix, Madame Manon Fortin, et le Ministre sortant responsable du programme d’assurance-emploi, Monsieur Jean-Yves Duclos, est donc la bienvenue.

Nous prenons acte des engagements du Parti libéral du Canada, tout particulièrement sur les questions concernant : 1) les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière et 2) celle de la durée des prestations maladie.

Le Parti libéral du Canada s’engage à améliorer le projet pilote visant les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière et rendre ce programme permanent, tout en « tenant compte des réalités terrain, plus particulièrement dans les régions rurales et diversifiées ». D’autre part, le Parti libéral du Canada envisage, pour la première fois depuis leur création en 1971, d’augmenter la période de prestations maladie de 15 à 26 semaines.

Nous prenons acte de ces engagements. Nous les saluons comme des avancées, tout en soulignant à grands traits qu’il reste beaucoup de chemin à faire.

Ainsi, si le programme libéral évoque la volonté d’améliorer les mesures visant le monde saisonnier, il faut s’assurer de faire disparaître le « trou noir » que des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses de l’industrie saisonnière vivent. Il faut aussi s’assurer de mettre en place un critère d’admissibilité à l’assurance-emploi qui leur permette de se qualifier aux prestations. Il faut protéger nos régions. Il faut protéger les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière, particulièrement dans les zones où l’emploi disponible est à prédominance saisonnière.

D’autre part, augmenter la période de prestations maladie de 15 à 26 semaines aidera beaucoup de monde aux prises avec des problèmes de santé. Par contre, là aussi on risque de laisser des gens de côté : ceux et celles aux prises avec une maladie grave, dont les traitements sont souvent longs. Nous pensons entre autres aux personnes atteintes d’un cancer. C’est pourquoi nous réitérons la nécessité d’un programme de prestations maladie pouvant aller jusqu’à 50 semaines pour les personnes atteintes d’une maladie grave.

Nous rappelons aussi que le programme canadien d’assurance-emploi offre des protections déficientes quand on le compare avec les programmes d’autres pays dans le monde : la norme variable d’admissibilité fondée sur le lieu de résidence (le Canada est le seul pays au monde avec une telle norme), le taux et la période de prestations plus faibles qu’ailleurs, les sanctions rattachées aux motifs de fin d’emploi parmi les plus sévères au monde. La liste est longue.

Nous vivons toujours sous le coup des grandes mesures de compression imposées dans les années 1990 par les deux gouvernements au pouvoir à cette époque. Depuis 2015, l’actuel gouvernement a permis certaines avancées partielles, mais il faut aller plus loin, et repenser le programme d’assurance-emploi, pour qu’il assure de meilleures protections couvrant l’ensemble des réalités du monde du travail.

Une solide campagne publique

Le Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) mènera une campagne non partisane pendant toute la période électorale et ce, dans toutes les régions du Québec et du Nord du Nouveau-Brunswick, appuyé par des milliers de pancartes et autres outils publicitaires. Nous espérons pouvoir rencontrer les représentants et représentantes des autres partis politiques pour connaître leur programme en la matière, et leur faire part de nos propositions.

– 30 –

Version PDF du communiqué de presse.

Source :
Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses

Informations :
Pierre Céré, CNC, 514 606-4074
Julie Brassard, MAC Charlevoix 418 617-1531

COMMUNIQUÉ DE PRESSE | Le monde a changé L’assurance-chômage doit changer

Version PDF du communiqué de presse

Montréal, dimanche 22 septembre 2019 – C’est à l’unisson que les représentants et représentantes du Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi, de façon à assurer de meilleures protections pour le monde du travail.

Pour mener à bien cette campagne, le CNECC s’est inscrit comme « Tiers » auprès du directeur des élections du Canada (nº d’enregistrement : 1125-2019-GE-TP-0032), et il déploiera sur l’ensemble du territoire québécois ainsi que celui du Nouveau-Brunswick, une large panoplie d’outils de communication et de publicité, dont une pancarte de type électoral, des capsules vidéo thématiques et une campagne de publicité dans les journaux.

Les leaders de cette coalition, soit Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC); Fernand Thibodeau, du comité « Aide et soutien aux travailleuses et travailleurs des secteurs saisonniers de la Péninsule Acadienne »; Gilles Charland, directeur général de l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS); Jack Picard, de la Première Nation Innu de Pessamit ainsi que Marie-Hélène Dubé de la campagne « 15 semaines, ce n’est pas assez! » et Sylvie Therrien, fonctionnaire congédiée à la Commission d’assurance-emploi pour avoir dénoncé le système de quotas, ont insisté en conférence de presse pour réitérer l’importance des changements réclamés à l’assurance-emploi.

Un programme dépassé par les réalités du monde du travail

Gilles Charland, directeur général de l’AQTIS, a témoigné que « la main-d’œuvre à statut temporaire, entre autres les équipes techniques de l’industrie du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias subissent de nombreux problèmes avec l’assurance-emploi, voire ne réussissent carrément pas à se qualifier. Dans un milieu comme le nôtre où le travail à la pige est la norme et où la main-d’œuvre doit être disponible à très brève échéance, et parfois pour des contrats de « travail autonome », l’assurance-emploi est trop souvent synonyme de casse-tête et de tracasseries administratives sans fin. En d’autres mots, ce régime de protection sociale, pour lequel nous cotisons, ne joue plus le rôle qui lui avait été confié à l’origine. »

Ramener l’assurance-emploi à sa fonction première : protéger les travailleurs

Pour la Coalition réunie au sein du CNECC, il ne fait aucun doute que le programme de l’assurance-emploi doit retrouver sa fonction première, soit celle de protéger les travailleuses et les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois.

Fernand Thibodeau, porte-parole du comité des saisonniers de la Péninsule Acadienne, l’ASTS, mènera une intense activité de campagne, partout au Nord du Nouveau-Brunswick : « Les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière sont affectés par un programme d’assurance-emploi qui est difficile d’accès et qui verse de trop courtes périodes de prestations, insuffisantes pour des régions où l’emploi est surtout de nature saisonnière. » Jack Picard, de la Communauté Innue de Pessamit soulève que les gens de sa communauté vivent les mêmes problèmes : « Des problèmes d’accès à l’assurance-emploi, des périodes de prestations très courtes et des services éloignés de notre monde, méconnaissant de nos réalités. »

Marie-Hélène Dubé mène depuis 10 ans un combat acharné afin que les prestations maladie soient bonifiées. « 15 semaines, ce n’est pas assez pour ceux et celles qui doivent traverser l’épreuve de leur vie, c’est-à-dire une maladie grave comme le cancer. On doit pouvoir se soigner dans la dignité! » Madame Dubé rappelle d’ailleurs que le volet « prestations maladie » créé en 1971 n’a jamais été bonifié depuis lors.

Quand on compare le programme d’assurance-emploi canadien avec celui d’autres pays dans le monde, ceux du G7 par exemple, on constate que le nôtre est déficient, et à caractère arbitraire sur de nombreux aspects : norme variable d’admissibilité fondée sur le lieu de résidence (le Canada est le seul pays au monde avec une telle norme), taux et période de prestations faibles, l’un des pays les plus durs en termes de sanctions rattachées aux motifs de fin d’emploi. La liste est longue.

Pierre Céré, porte-parole du CNC, souligne le fait que nous vivons toujours sous le coup des grandes mesures de compression imposées dans les années 1990 par les deux gouvernements au pouvoir à cette époque. Depuis 2015, l’actuel gouvernement a permis certaines avancées partielles, mais il faut aller plus loin, et repenser le programme d’assurance-emploi, pour qu’il assure de meilleures protections couvrant l’ensemble des réalités du monde du travail.

Les différents représentants de la Coalition se sont solidarisés avec Sylvie Therrien, fonctionnaire congédiée par la Commission d’assurance-emploi et lanceuse d’alerte, considérée comme une paria pour avoir courageusement dénoncé le système de quotas mis en place par le Ministère afin de récupérer des sommes d’argent sur le dos des prestataires de l’assurance-emploi : « On demandait à chaque agent de trouver le moyen de refuser 485 000 $ de requêtes de prestations par année. Il fallait trouver des raisons, même si les dossiers étaient en règle. Mon supérieur me mettait de la pression chaque matin », a-t-elle déclaré. Ce système de quotas a été élaboré avec une approche discriminatoire de profilage et a eu pour conséquence de briser la sécurité financière de milliers de personnes, sinon leur santé tout cours. Sylvie Therrien doit être reconnue par le gouvernement fédéral comme lanceuse d’alerte, et de ce fait dédommagée financièrement pour le préjudice personnel qu’elle a subi.

Une solide campagne publique

Le Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) mènera campagne pendant toute la période électorale et ce, dans toutes les régions du Québec et du Nord du Nouveau-Brunswick, appuyé par des milliers de pancartes et autres outils publicitaires. Des rencontres ont été demandées avec les chefs des partis politiques afin de connaître leurs engagements sur le sujet.

– 30 –

Version PDF du communiqué de presse

Source :
Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses avec
CNC, ASTS, AQTIS, Communautés Innus de Pessamit et de Essipit

Informations :
Pierre Céré, CNC, 514 606-4074
Fernand Thibodeau, ASTS, 514 927-8807

Conférence de presse à Ottawa : Une large coalition demande une solution permanente aux problèmes des saisonniers face à l’assurance-emploi

Importante revue de presse

Trou noir de l’assurance-emploi : une coalition réclame un statut de « régions protégées »

Dans une nouvelle offensive pour inciter le Parti libéral à s’occuper davantage des travailleurs saisonniers, une coalition de chômeurs, d’élus, de représentants syndicaux de la CSN et d’employeurs a tenu un point de presse aujourd’hui. Ils réclament une nouvelle division des régions pour mieux représenter les besoins locaux.
 
 

Le statut de région protégée réclamé

Une coalition de l’Est-du-Québec et du Nouveau-Brunswick demande à Ottawa un statut spécifique pour leur région estimant que ce serait une solution pour effacer le trou noir, cette période sans salaire entre la fin des prestations d’assurance-salaire et le retour au travail des travailleurs saisonniers.
 
 

La coalition des saisonniers s’exprime à Ottawa

Baie-Comeau – Une coalition regroupant des groupes de chômeurs, des syndicats affiliés à la CSN, des élus municipaux et fédéraux ainsi que des employeurs de l’industrie saisonnière se sont faits entendre mardi matin à Ottawa. Le groupe réclame des mesures urgentes pour contrer le trou noir et des statuts de zones protégées pour certaines régions.
 
 

La coalition des saisonniers s’exprime à Ottawa

Une coalition regroupant des groupes de chômeurs, des syndicats affiliés à la CSN, des élus municipaux et fédéraux ainsi que des employeurs de l’industrie saisonnière se sont faits entendre mardi matin à Ottawa. Le groupe réclame des mesures urgentes pour contrer le trou noir et des statuts de zones protégées pour certaines régions.
 

Assurance-emploi: Une coalition s’est fait entendre à Ottawa

Une coalition regroupant des groupes de chômeurs, des syndicats affiliés à la CSN, des élus municipaux et fédéraux ainsi que des employeurs de l’industrie saisonnière se sont faits entendre mardi matin (le 4 décembre) à Ottawa. Le groupe réclame des mesures urgentes pour contrer le trou noir et des statuts de zones protégées pour certaines régions.
 

Coalition de chômeurs à Ottawa: le fédéral débloque 70 M$ pour le Nouveau-Brunswick

Forestville – La visite surprise du député libéral René Arseneault lors de la conférence de presse de la coalition du Nouveau-Brunswick et du Québec laisse un goût amer aux groupes de travailleurs de l’industrie saisonnière, représentants syndicaux, élus municipaux et employeurs qui se sont rendus à Ottawa ce matin.
 

Un Noël noir qui s’en vient pour plusieurs chômeurs

Baie-Comeau – Ça va être Noël bientôt, mais ce ne sera pas le même Noël pour tout le monde. Voilà le constat fait par une vaste coalition de groupes de chômeurs, qui rappelle que de nombreux travailleurs tomberont sous peu dans le trou noir. Plusieurs d’entre eux ont manifesté jeudi dernier dans plusieurs villes de la région.
 

Assurance-emploi: une coalition veut une réforme

OTTAWA — Cinq députés libéral, conservateur, néo-démocrates et bloquiste se sont unis mardi pour exiger une réforme de l’assurance-emploi à l’approche de la période des Fêtes. Ils étaient accompagnés d’une importante délégation de chômeurs saisonniers, de syndicats, d’élus municipaux et d’employeurs du Nouveau-Brunswick et du Québec qui ont dénoncé le «trou noir» de l’assurance-emploi que vivent chaque année les travailleurs saisonniers.
 

Mettre fin au «trou noir» de l’assurance-emploi

OTTAWA — Des députés conservateur, néo-démocrate et bloquiste se sont unis mardi pour exiger une réforme de l’assurance-emploi à l’approche de la période des Fêtes.
 

Trou noir : des Bas-Laurentiens se mobilisent à Ottawa

Une délégation bas-laurentienne revendiquant des meilleures conditions d’assurance-emploi s’est rendue à Ottawa aujourd’hui afin d’interpeler le gouvernement fédéral pour qu’il adopte des mesures améliorant le sort des travailleurs saisonniers.
 

Tories take on Team Trudeau’s ‘failed economic polices’ in final opposition day of the season

New Democrat MPs Niki Ashton, Brigitte Sansoucy and Guy Caron team up with Conservative MP Sylvie Boucher and Bloc Québécois MP Marilène Gill, as well as a delegation of municipal officials and labour representatives, to highlight the plight of workers hit by what the party describes as “the employment insurance black hole,” most notably in Quebec and New Brunswick.
 

Une coalition de députés veut mettre «trou noir»

Cinq députés libéral, conservateur, néo-démocrates et bloquiste se sont unis mardi pour exiger une
réforme de l’assurance-emploi à l’approche de la période des Fêtes.
 

Une coalition veut mettre fin au «trou noir» de l’assurance-emploi

OTTAWA — Cinq députés libéral, conservateur, néo-démocrates et bloquiste se sont unis mardi pour exiger une réforme de l’assurance-emploi à l’approche de la période des Fêtes.
 

Ottawa doit mettre fin aux « trous noirs » des travailleurs saisonniers, réclame une coalition

À Ottawa, mardi, cinq députés – un libéral, un conservateur, deux néo-démocrates et un bloquiste – se sont unis pour exiger une réforme de l’assurance-emploi. Ils étaient accompagnés d’une importante délégation de chômeurs saisonniers, de syndicats, d’élus municipaux et d’employeurs du Nouveau-Brunswick et du Québec qui dénoncent le « trou noir » de l’assurance-emploi que vivent chaque année les travailleurs saisonniers.
 

Les travailleurs saisonniers revendiquent un statut particulier

Une coalition représentant les intérêts des travailleurs saisonniers de la Péninsule Acadienne, de Charlevoix, de la Côte Nord et du Bas-Saint-Laurent, a dénoncé la réalité du trou noir, à Ottawa. Le groupe voulait rappeler au gouvernement que des populations entières vivent et travaillent en fonction d’une économie saisonnière. Le groupe a donc tenu une conférence de presse au Parlement.
 

La pression monte pour améliorer le sort des travailleurs saisonniers

Les voix se sont élevées aujourd’hui à Ottawa en faveur d’un statut particulier pour les travailleurs saisonniers.

http://cihofm.com/nouvelles/La-pression-monte-pour-ameliorer-le-sort-des-travailleurs-saisonniers-2018-12-04-12-47

 
 

« Trou noir » ou devoir vivre sans prestations de chômage ni travail : la dure condition des travailleurs saisonniers

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) appelle le gouvernement fédéral à agir urgemment en face de la précarité qui mine le bien-être des milliers de travailleurs saisonniers à l’échelle du pays.
 Cinq députés libéral, conservateur, néo-démocrates et bloquiste se sont unis mardi pour exiger une réforme de l’assurance-emploi à l’approche de la période des Fêtes. Ils étaient accompagnés d’une importante délégation de chômeurs saisonniers, de syndicats, d’élus municipaux et d’employeurs du Nouveau-Brunswick et du Québec qui ont dénoncé le «trou noir» de l’assurance-emploi que vivent chaque année les travailleurs saisonniers.

Condition des saisonniers : il y a urgence!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Version PDF du communiqué de presse

Ottawa, 4 décembre 2018 – Une coalition réunissant des groupes de chômeurs, des syndicats CSN, des élus municipaux et des employeurs de l’industrie saisonnière de la Péninsule Acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord ainsi que du Bas-St-Laurent, a tenu une conférence de presse le 4 décembre 2018 au Foyer de la Chambre des Communes du Parlement d’Ottawa, afin de rappeler la condition des travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière et interpeler les pouvoirs politiques pour que des solutions réelles soient mises en marche. Les représentants et représentantes de cette coalition étaient entourés de nombreux parlementaires du NPD (Niki Ashton, Guy Caron et Brigitte Sansoucy), du Bloc québécois (Marilène Gill) et du Parti conservateur (Sylvie Boucher), venus soutenir les revendications des saisonniers.

Dans plusieurs régions du Québec et du Canada, des populations entières vivent et travaillent en fonction d’une économie saisonnière qui laisse de nombreuses personnes en situation de chômage. Ce sont des familles entières qui devront vivre très bientôt avec la réalité du « trou noir », c’est-à-dire se retrouver sans prestations de chômage, ni travail avant la reprise de la prochaine saison. Les difficultés sont réelles. Énormes. Et les dernières mesures du gouvernement, si elles ont représenté un pas dans la bonne direction en accordant 5 semaines de prestations supplémentaires aux saisonniers de 13 régions désignées au Canada, demeurent insuffisantes. Pour Line Sirois, d’Action-Chômage Côte-Nord, et Julie Brassard, du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix, ainsi que Charles Breton, maire de Tadoussac, « il faut faire plus, il faut protéger nos régions, protéger l’industrie saisonnière, protéger notre monde ; l’hiver, il n’y a pas d’autres emplois disponibles ici, il faut s’assurer que les gens aient suffisamment de prestations de chômage jusqu’à la reprise de l’emploi. Ces 5 semaines de plus sont un bon début, mais ce sera insuffisant pour vraiment régler le problème. Des gens vont continuer à vivre le trou noir ».

Fernand Thibodeau, du Comité d’action sur l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick, souligne la proposition mise de l’avant par la Coalition Québec-Nouveau-Brunswick : « Nous voulons que les régions qui vivent avec une économie saisonnière soient déclarées régions protégées et que les saisonniers de ces régions bénéficient de mesures d’exception :

  • avec un critère d’admissibilité fixé à 420 heures
  • une période de prestations suffisante pour éviter le trou noir, avec un plancher de 35 semaines, et un diviseur fixé à 12 ».

La Coalition présente à Ottawa en ce 4 décembre, revendique en effet un statut de « régions protégées » auprès du ministre responsable du programme d’assurance-emploi, l’Honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Pour Marilène Gill, députée de Manicouagan, « le Bloc Québécois a été de toutes les luttes avec les travailleurs saisonniers et nous lutterons jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause. Nous exigeons une solution permanente et cela passe nécessairement par une révision de la Loi. Le concept de zones protégées fait partie de la solution. »

Pour Niki Ashton, députée NPD de Churchill-Keewatinook Aski, ainsi que Sylvie Boucher, députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Ile d’Orléans-Charlevoix, du Parti conservateur, « la condition précaire des saisonniers et de leurs familles, c’est l’affaire de tous. C’est un enjeu économique majeur pour nos régions, d’où l’urgence d’y apporter une solution porteuse et permanente. Nous soutenons cette proposition de régions protégées avec des critères visant le monde du travail saisonnier. »

Guillaume Tremblay et Nancy Legendre, respectivement président et présidente du Conseil Central CSN Côte-Nord et du Conseil Central CSN du Bas-Saint-Laurent, rappellent d’ailleurs que « les deux tiers des saisonniers vivent dans l’Est du Canada, parce que l’industrie saisonnière, pour l’essentiel, se trouve dans l’Est du Canada, et principalement dans un certain nombre de régions, comme la Péninsule Acadienne, la Côte-Nord, Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et d’autres ».

Depuis l’année dernière, nous assistons à une véritable mobilisation des saisonniers de toutes ces régions, affectés par des protections insuffisantes en matière d’assurance-emploi et par une réalité dramatique qui s’appelle le trou noir. Les saisonniers sont fiers de leur emploi, fiers de leur appartenance régionale, mais se sentent abandonnés des pouvoirs politiques. Il faut de véritables solutions. On peut être certains qu’à un an des prochaines élections fédérales, la mobilisation va aller en augmentant!

-30-

 

Source :

Renseignements :

Line Sirois, 418-989-4339 / 581-323-1100
Nancy Legendre, 418-750-9575
Fernand Thibodeau, 506-888-1363

Action simultanée « Arbre de Noël »

Ça va être Noël bientôt… Mais ce ne sera pas le même Noël pour tout le monde! C’est le message envoyé par une coalition réunissant des groupes de chômeurs de la Péninsule Acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et des syndicats de cette dernière région ainsi que du Bas-St-Laurent, qui sont allés planter un sapin de Noël devant les bureaux de chômage de Rimouski, La Malbaie, Forestville, Baie-Comeau, Sept-Iles, Tracadie-Sheila, Miramichi, Caraquet, Shippagan et Richibouctou, en ce 29 novembre, afin de rappeler la condition des travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière.

http://lecnc.com/2018/11/29/condition-des-saisonniers-il-y-urgence-action-simultanee-arbre-de-noel/

Charlevoix

 

Un arbre de Noël pour espérer de meilleures mesures en assurance-emploi

Des représentants de la CSN ont procédé, jeudi, à la plantation symbolique d’un arbre de Noël devant les bureaux de Service Canada à Rimouski, dans le but de réclamer de meilleurs conditions en assurance-emploi aux travailleurs saisonniers de la région.

https://www.lavantage.qc.ca/article/2018/11/29/un-arbre-de-noel-pour-esperer-de-meilleures-mesures-en-assurance-emploi

Des sapins de Noël pour rappeler le trou noir

Une coalition de groupes de défenses de chômeurs de la Péninsule acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent a planté des sapins de Noël devant les principaux bureaux de Service Canada dans leur région. Dans l’Est-du-Québec, des actions militantes ont eu lieu à Rimouski, Forestville, Baie-Comeau et Sept- Îles.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1138939/des-sapins-de-noel-pour-rappeler-le-trou-noir

 

Les travailleurs saisonniers veulent de meilleures conditions

Les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière au Bas-Saint-Laurent souhaitent de meilleures conditions concernant l’assurance-emploi.

http://www.iheartradio.ca/rouge-fm/rouge-fm-rimouski/nouvelles/les-travailleurs-saisonniers-veulent-de-meilleures-conditions-1.8587978

 

Action contre le trou noir Québec-Nouveau-Brunswick

Le 29 novembre 2018, dans 8 villes différentes, à travers le Québec et la Péninsule Acadienne, s’est déroulée, de façon simultanée, une action pour dénoncer le trou noir vécu par les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière.

https://www.facebook.com/110171632407726/posts/1999889280102609/

 

Action contre le trou noir – Baie-Trinité

Visite à l’assurance-emploi de Guylaine Marceau, une militante du local 7065 des Métallos chez Crustacés Baie-Trinité qui es touchée par le trou noir.
Malheureusement les portes étaient barrées, Guylaine leur a donc laissé un beau sapin dehors dans l’entrée !

https://www.facebook.com/1651299215172398/posts/1961989387436711/

 

Action contre le trou noir – Péninsule acadienne

29 novembre 2018 action simultanée arbre de Noël! Péninsule acadienne. Côte Nord. Charlevoix . Des syndicats et CNC Montreal
Bas St-Laurent. Ont été offrir un arbre aux bureaux de chômage.Rimouski.La Malbaie .Forestville
Baie-Comeau.Sept-Iles. Tracadie.Caraquet

https://www.facebook.com/groups/163672940989266/permalink/264739324215960/

Condition des saisonniers : il y a urgence! Action simultanée « Arbre de Noël »

URGENT / COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Condition des saisonniers : il y a urgence!

Action simultanée « Arbre de Noël »

Version PDF du communiqué de presse

29 novembre 2018 – Ça va être Noël bientôt… Mais ce ne sera pas le même Noël pour tout le monde! C’est le message envoyé par une coalition réunissant des groupes de chômeurs de la Péninsule Acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et des syndicats de cette dernière région ainsi que du Bas-St-Laurent, qui sont allés planter un sapin de Noël devant les bureaux de chômage de Rimouski, La Malbaie, Forestville, Baie-Comeau, Sept-Iles, Tracadie-Sheila, Miramichi, Caraquet, Shippagan et Richibouctou, en ce 29 novembre, afin de rappeler la condition des travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière.

Particulièrement dans les régions soulignées, mais ailleurs au Québec et au Canada aussi, des populations entières vivent et travaillent en fonction d’une économie saisonnière qui laisse de nombreuses personnes en situation de chômage à la fin de la saison. Pour nombre d’entre eux et d’entre elles, il est souvent difficile de se qualifier aux prestations d’assurance-emploi en raison de règles fondées sur des régions administratives au découpage arbitraire qui déterminent l’admissibilité mais aussi le nombre de semaines de prestations accordées qui va d’ailleurs en diminuant.

De nombreuses personnes, des familles entières, devront vivre très bientôt avec la réalité du « trou noir », c’est-à-dire se retrouver sans prestations de chômage, ni travail avant la reprise de la prochaine saison. Les difficultés sont réelles. Énormes. Et les dernières mesures du gouvernement, si elles ont représenté un pas dans la bonne direction en accordant 5 semaines de prestations supplémentaires aux saisonniers de 13 régions désignées au Canada, demeurent insuffisantes. « La période des Fêtes, synonyme de plaisir et d’abondance pour la majorité, permettra peut-être à cette même majorité de prendre conscience de la pauvreté qu’engendre le trou noir pour les travailleurs saisonniers de la région. Dans un pays aussi riche et développé que le Canada, cette situation est tout à fait inacceptable et doit changer. Le gouvernement a tout ce qu’il faut pour agir. Qu’attend-t-il ? » a indiqué Line Sirois d’Action-Chômage Côte-Nord en marge de l’activité de mobilisation organisée aujourd’hui au bureau de Service Canada.

Pour Julie Brassard, du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix, « il faut faire plus, il faut protéger nos régions, protéger l’industrie saisonnière, protéger notre monde ; l’hiver, il n’y a pas d’autres emplois disponibles ici, il faut s’assurer que les gens aient suffisamment de prestations de chômage jusqu’à la reprise de l’emploi. Ces 5 semaines de plus sont un bon début, mais ce sera insuffisant pour vraiment régler le problème. Des gens vont continuer à vivre le trou noir ».

Fernand Thibodeau, du Comité d’action sur l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick, souligne la proposition mise de l’avant par la Coalition Québec-Nouveau-Brunswick : « Nous voulons que les régions qui vivent avec une économie saisonnière soient déclarées régions protégées et que les saisonniers de ces régions bénéficient de mesures d’exception :

  • avec un critère d’admissibilité fixé à 420 heures
  • une période de prestations suffisante pour éviter le trou noir, avec un plancher de 35 semaines, et un diviseur fixé à 12. »

Une alliance entre le Québec et le Nouveau-Brunswick a été formée pour revendiquer ce statut de « régions protégées » auprès du ministre responsable du programme d’assurance-emploi, l’Honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Pour Guillaume Tremblay et Nancy Legendre, respectivement président et présidente du Conseil Central CSN Côte-Nord et du Conseil Central CSN du Bas-Saint-Laurent « la condition des saisonniers est l’affaire de tous. C’est un enjeu économique pour nos régions, d’où l’urgence d’y apporter une solution porteuse et permanente. »

Les deux dirigeants syndicaux nous rappellent d’ailleurs que « les deux tiers des saisonniers vivent dans l’Est du Canada, parce que l’industrie saisonnière, pour l’essentiel, se trouve dans l’Est du Canada, et principalement dans un certain nombre de régions, comme la Péninsule Acadienne, la Côte-Nord, Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et d’autres. »

Depuis l’année dernière, nous assistons, dans ces régions, à une véritable mobilisation des saisonniers. MOBILISÉS parce qu’affectés par des protections insuffisantes en matière d’assurance-emploi; par une réalité dramatique qui s’appelle le trou noir; parce que l’emploi saisonnier s’impose aux règles qui dominent l’économie de ces régions; parce que fiers d’être des saisonniers, fiers de leur emploi, fiers de leur appartenance régionale, mais trop souvent abandonnés par les pouvoirs politiques.

À un an des prochaines élections fédérales, la mobilisation va aller en augmentant.

 

-30-

Source :

Renseignements :

Line Sirois, 418-989-4339 / 581-323-1100

Julie Brassard, 418-617-1531

Guillaume Tremblay, 418-295-6722

Nancy Legendre, 418-750-9575

Fernand Thibodeau, 506-888-1363

Séances d’information

Le mouvement action chômage vous invite a vous présenter aux assemblées d’informations et de consultations. Nous vous présenterons les nouveaux projets pilotes mis en place pour les travailleurs saisonniers. Venez échanger avec nous sur votre situation et vos attentes.

24 octobre à 13h à l’ancrage de l’Île-aux-Coudres

25 octobre à 13h à l’hôtel de ville de Baie-St-Paul

1 novembre à 13h. à la salle BMR du centre communautaire à La Malbaie

8 novembre à 13h. au centre communautaire Raymond-Marie-Tremblay de St-Siméon

Information et inscription au 418-665-3623